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Déprimés, dépassés par le quotidien, à bout de force, stressés, de plus en plus de parents sont au bout du rouleau et ont du mal à supporter leurs enfants et les contraintes de la parentalité.

Entre irritabilité, culpabilité et désespoir comment repérer les signes d’alertes pour agir le plus tôt possible et éviter un épuisement total ?

 

L’épuisement ou le Burn out parental, qu’est-ce que c’est ?

A l’image du Burn out professionnel, le Burn out parental est un syndrome du spectre du stress qui intervient dans le domaine de la parentalité : trop de stress, subi pendant trop longtemps et sans suffisamment de ressources pour le compenser.

L’image de la balance proposée par les chercheuses de l’université de Louvain en Belgique  nous permet de mieux comprendre le processus à l’œuvre : les stresseurs parentaux peuvent être nombreux (famille nombreuse, problèmes de santé, d’argent, de logement, de travail, de couple, de famille, manque de soutien…) face à des ressources (soutien, santé, loisirs, confort, amis…) qui, si elles ne sont pas suffisantes, ne permettront pas de maintenir l’équilibre.

Parce que oui, c’est merveilleux de devenir parent, c’est un cheminement qui comporte de véritables moments de joie et d’émerveillements parfois même intenses. Mais pas que…

Et pendant longtemps les aspects négatifs de la parentalité ont été passé sous silence. En témoignent encore toutes les images publicitaires et les photos postées quotidiennement sur nos réseaux sociaux de familles souriantes et épanouies. 

Il y a quelques années, Super Nany et le Grand frère sont tout de même venu nous rappeler qu’être parent ce n’est pas facile tous les jours. On peut se retrouver complètement dépassés, déboussolés et épuisés !

Etre parent c’est aussi cette réalité-là. Et plus on aura idéalisé la famille et son rôle de parent, plus on aura cherché à bien faire et plus on sera à risque.

Et ce risque concerne aussi bien les mères que les pères, qui s’investissent aujourd’hui beaucoup plus dans l’éducation des enfants et les tâches ménagères.

Les mères restent cependant majoritairement touchées : elles sont en moyenne encore plus présentes et plus investies que les hommes dans les tâches du quotidien avec les enfants.

Bien sûr, la plupart des parents se sentent fatigués ou dépassés dans leur rôle de parent à un moment ou un autre, mais le syndrome d’épuisement parental se caractérise par des symptômes spécifiques qui permettent de poser un diagnostic.

 

 

Du stress à l’épuisement :

Etre parent, c’est beaucoup de responsabilités et donc beaucoup de stress : le bien être, la santé, l’éducation de l’enfant, leur avenir….

Ces stress vont naturellement venir s’atténuer par les plaisirs de la relation et de l’affection partagés avec son enfant : un câlin, un moment de complicité, un progrès qui nous émerveille et la fierté tout simplement de le voir grandir.

Mais il arrive de plus en plus fréquemment, que ces stress ne soient pas suffisamment compensés par nos ressources. Ces dernières années on nous a parlé des droits de l’enfant, de l’éducation bienveillante, positive, sans fessées, sans cris, sans punitions. De l’importance de l’écoute, de la communication… à tel point que le parent fini souvent par se sentir perdu, fatigué de se remettre continuellement en question et de n’avoir jamais le sentiment de bien faire. Alors le stress s’amplifie, s’installe, et lorsque le point d’équilibre est rompu… le parent craque.  

Quels sont les symptômes de l’épuisement parental, ou Burn out Parental ?  

L’état d’épuisement parental se caractérise par 4 symptômes bien spécifiques qui permettent de le reconnaitre et de le diagnostiquer. Ces symptômes peuvent également être considérés comme des phases. C’est-à-dire que le parent ressent tout d’abord :

  • Un épuisement profond, physique, émotionnel et psychologique qui n’est pas ou peu soulagé par le repos et le sommeil. Et qui provoque souvent une irritabilité et des comportements maladroits pouvant aller jusqu’à des violences verbales voire physiques.

 

  • Une perte de plaisir et d’épanouissement dans son rôle de parent : trop de stress, trop de fatigue, trop de culpabilité. Et pour éviter cette culpabilité le parent va tout simplement éviter les interactions avec l’enfant. Mais en évitant les déplaisirs dans cette relation il va également éviter les plaisirs ! Et le cercle vicieux est installé.

 

Etre mère ou être père est dès lors vécu comme une contrainte et n’est plus vécu comme une source d’épanouissement. 

 

  • Vient ensuite une distanciation émotionnelle et progressive avec les enfants. Le parent ressent de moins en moins d’affect pour ses enfants et la relation est moins investie : il s’agit d’un mécanisme de défense qui permet d’un côté de mettre à distance ce qui est difficile, mais qui va susciter chez le parent beaucoup de culpabilité. C’est une manière pour le parent d’utiliser sa faible énergie pour l’essentiel dans les routines du quotidien : repas, bains, trajets, …  Mais il n’a plus la force d’être à l’écoute, de participer aux jeux, de gérer les conflits, de rassurer, de patienter…

 

  • Tous ces symptômes vont conduire le parent à prendre conscience du contraste entre le parent qu’il était et celui qu’il est devenu. Il ne se reconnait pas et ne comprend pas comment il en est arrivé là. Ce contraste est important car évidemment un parent qui a toujours été irritable ou violent n’est pas en état d’épuisement.

 

 

Vous avez le sentiment de vous reconnaître dans ces signes spécifiques ?

Vous comprenez peut-être mieux comment le stress peut mener à l’épuisement ?

Vous vous posez encore des questions ?

Alors n’hésitez pas à laisser des commentaires auxquels j’aurais plaisir à répondre !

Et si vous souhaitez un diagnostic gratuit, c’est par ici

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